Dimanche 8 février 2009
Par Anysia Troin-Guis
En cette période surchargée de fin d’année, certains sont en vacances, d’autres leur permettent de l’être ; certains sont dans la rue, d’autres repus, d’autres déçus ; certains se jettent avec véhémence dans les magasins, d’autres observent abasourdis ce qu’est devenu cette charmante fête chrétienne qu’est Noël.
Certains mourront dans le froid en cette fin d’année, lorsque d’autres iront faire des réclamations en magasin.
Devant une telle situation, la culpabilisation n’est peut-être pas la solution la plus utile car personne ne veut voir brûler le vieux Barbu Rouge dans sa cheminée ; il nous reste alors la dérision….
Dérision de la décadence que provoque cette fièvre acheteuse, qui exploite plus de la moitié de notre planète.
Dans le monde, des personnes font la queue trois quart d’heure à Carrefour, près de 250 millions d’enfants sont obligés de travailler plutôt que de recevoir une éducation, des entreprises détruisent l’environnement en surexploitant et polluant les ressources de la planète.
Ces mêmes entreprises colonisent nos cerveaux pour un peu qu’on allume une télé, une radio. Peu sont conscients de la manipulation dont nous sommes victimes, pauvres portes-monnaies sur patte que nous sommes ; d’autres en profitent.
Par la publicité, nous sommes distraits et nous perdons de vue le plus important, nous enfonçant dans une quête irréfrénée du Moi, grâce à des futilités censées être source du bonheur. Par la publicité, plus de 500 milliards du budget mondial est dépensé…La misère mondiale a-t-elle disparue pour que l’on gaspille autant d’argent, de matières premières, d’humains ?
Aujourd’hui, Noël arrive et c’est tout un monde sous la pression des médias qui doit acheter s’il veut faire plaisir ; à coté, les Droits de l’Homme bafoués.
La plénitude par la pub ?
Pour nous, le petits portes-monnaies sur patte, avides de dépenser, avides de consommer, l’Eglise de la Très Sainte Consommation (www.consomme.org), nous propose une gamme de prières et élucubrations pour célébrer tous les bienfaits cités plus hauts que provoquent la consommation et ses dérives.
Le site est basé sur l’ironie : la consommation n’est plus action de l’humain, mais force immanente à qui il faut vouer un culte. Sous forme de textes et tests ludiques, on découvre un monde absurde avec des slogans tels que l’Argent est mon Dieu, la Possession est ma Passion. Un monde pas si lointain du nôtre à y regarder de plus près…..





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