Jeudi 17 septembre 2009
Coup de cœur
Des inondations effroyables le 1er septembre 2009, plus de 260 mm d’eau tombent sur le Burkina Faso en moins de 12h, pays de région subsaharienne . Conséquence : 9 morts et 150 000 réfugiés climatiques. Les dérèglements climatiques sont de plus en plus fréquents à l’image de cet évènement. La Jeunesse Africaine pour la Sauvegarde de l’Environnement, association étudiante du Burkina, partenaire de Fac Verte témoigne et accuse :
Des quartiers perdus de vue, tout y est effondré !
Des milliers de sans logements, sans biens ; l’eau a tout emporté !
Des pertes en vies humaines notées ça et là.
Des efforts de plusieurs années anéantis !
Bref c’est l’apocalypse en dimension réelle.
A qui m’en prendre ?
Sur qui s’abattra ma colère ?
A qui dois-je jeter la lugubre pierre ? (soupire)
A Dieu peut être ? Sinon qu’à l’Homme. Mais qui est cet Homme ?
Oui, qui me sauvera ? (soupire)
Ce sont là, des questions qui tourmentent l’existence d’un sinistré.
Disait un sinistré, père de famille : « J’ai en ma charge 35 personnes, l’eau a emporté tous mes biens.
La pluie est venue contre moi seule »
Il versa des larmes, comme s’il était enfumé par les gaz des grands pollueurs.
Certes les responsabilités doivent être partagées car l’Homme en
est le seul et unique responsable.
Mais entre le grand industriel pollueur et la pauvre femme avec la fumée de sa cuisine à bois
ou le paysan qui coupe les arbres pour assurer son minimum vital, il n’y aura pas le même ton.
Les grands industriels doivent répondre,
Ils doivent répondre de ce qui arrive à notre planète,
Ils doivent répondre de ce qui arrive aux peuples des pays pauvres,
Ils doivent répondre de ce qui arrive aux peuples africains
Parce qu’ils veulent demeurer économiquement forts que La misère a frappé à notre porte.
Parce qu’ils veulent toujours vivre seuls heureux dans leurs châteaux; que La détresse, la désolation et le désespoir ont coloré funèbrement notre existence.
Quand comprendront-ils que le meilleur remède est celui qui soigne la cause du mal plutôt que les symptômes ; entre le vaccin et le sérum le choix est vite fait !
Nous, pauvres, la mort nous trouve toujours dans les décombres, au fonds des mers, des fleuves et des barrages.
Eux, les grands industriels c’est après échec de la médecine la plus réputée qu’ils se rendent à la mort.
Nous ne croiserons pas les bras parce que nous sommes sans pouvoir de décision !
La JASE lance un appel aux écologistes, aux altermondialistes, aux peuples du monde entier, aux peuples des pays pauvres
Aux peuples africains afin que des plans réalistes de sauvetage de notre planète soient adoptés.
Hier c’étaient les guerres multiformes qui nous décimaient,
Aujourd’hui, les catastrophes naturelles et le SIDA, demain si rien de juste n’est fait nous irons au suicide collectif ou individuel.
A la croisée des chemins où nous sommes, il n’ya aucun chemin qui aboutira à la survie de notre planète que celle qui passe forcement sur les intérêts économiques des puissances industrielles. Tous unis dans un mouvement collectif ce chemin nous sera dégagé et rien ne nous arrêtera.
En avant pour la victoire!





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