Dimanche 10 janvier 2010
Le Clan du néon aixois fait la chasse aux gaspillages énergétiques
Les militants aixois de Fac Verte sont les principaux moteurs du clan du néon sur la ville depuis l’automne dernier. Le principe est simple : lors de la nuit tombée, aller éteindre les enseignes de magasins encore allumées pour faire la chasse aux gaspillages énergétiques, mais aussi pour tenter de faire adopter une attitude éco-responsable aux commerçant. C’est une action sans dégradation puisqu’il suffit d’éteindre les interrupteurs extérieurs obligatoires pour raison de sécurité.
Plus d’infos sur le clan du néon : http://clanduneon.over-blog.com/
Le journal la Provence leur consacre un article. L’occasion pour nous de vous informer sur cette action. Si elle vous intéresse n’hésitez pas à nous contacter : aixmarseille@facverte.org ou 06 25 14 46 54.
Le Clan des néons, une petite armée des ombres
Publié le samedi 09 janvier 2010 à 14H38
Des étudiants éteignent les enseignes pour dénoncer le gaspillage énergétique
Par petits groupes, les membres du Clan des néons éteignent les enseignes commerciales pour dénoncer le gaspillage d’énergie, grâce à l’interrupteur extérieur de sécurité.
Photo Sophie Spitéri
Ils se présentent comme les lanterniers des temps modernes. Sauf qu’au lieu d’allumer les lumières des rues, ils éteignent les enseignes des magasins. On distingue les membres du Clan des néons à la grande perche qu’ils promènent, à la nuit tombée, dans les rues commerçantes du centre-ville. Celle qui leur permet de basculer « l’interpompier », l’interrupteur extérieur et obligatoire pour des raisons de sécurité. « Notre objectif est de dénoncer la pollution visuelle et le gaspillage énergétique, de faire changer les comportements, mais ce n’est pas si simple », disent-ils.
Même si certains se font quelques frissons en escaladant les façades, les adeptes du Clan n’ont rien d’un commando structuré. Le mouvement national de chasse au gaspillage énergétique s’est fédéré à Paris courant2007, a essaimé un peu partout dans les grandes villes de France et a trouvé un relais à Aix, via l’association étudiante écolo Facverte. « On ne sait pas vraiment comment est né le Clan des néons, explique Yoann, étudiant en master de finances, membre de Fac verte et référent aixois du mouvement. Il y a un réseau sur internet. Nous, nous avons repris le nom, mais nous ne sommes pas structurés comme une association pour mener précisément cette action-là. »
Si Fac verte revendique des actions officiellement engagées au sein du milieu universitaire comme la constitution d’une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ou le soutien à une cuisine autogérée (des étudiants récupèrent les invendus sur le marché, d’autres cuisinent, le tout nourrit une bonne vingtaine de personnes), l’extinction des feux pour sensibiliser les commerçants ne fait pas partie de la ligne officielle. Leurs membres sont même tournants.
« Les commerçants pourraient faire 500 € d’économies par an »
« Je suis le référent, mais je ne fais pas toujours les tournées avec les mêmes personnes, raconte Yoann. On essaye de le faire trois fois par semaine. » Sur les coups de 22h, par tous petits groupes, ils vont officier dans les principales artères illuminées -cours Mirabeau, rue Thiers ou Clémenceau, Allées provençales- éteignent les enseignes et laissent un tract explicatifaux commerçants: « Souriez, vous avez été débranché. Vous venez d’être victime du Clan des néons(…) L’efficacité de la publicité la nuit étant nulle ou presque nulle, vous pouvez faire des économies en reliant votre éclairage extérieur ou intérieur à un programmateur journalier qu’il l’éteindra à votre place. Merci de votre compréhension. »
Poli et philanthrope, avec cela, le clan. « Notre action est parfaitement pacifique. Il n’est pas question d’éteindre les lumières des commerces qui sont ouverts ni de dégrader quoi que ce soit, assure Yoann. Mais il faut savoir qu’un mètre linéaire de néons consomme 50watts par heure. Une devanture, c’est en moyenne trois mètres de néons. À raison de 10h par nuit pour rien… Les commerçants pourraient, en installant un programmateur, économiser 500euros par an en moyenne. » À force d’opérer dans la rue d’Italie, les membres du clan ont observé des changements de comportement. « On ne sait pas si c’est parce que les commerçants ont compris ou si c’est la flemme de remettre l’interrupteur », sourit Yoann. Juridiquement, le clan ne risque pas grand-chose. Idéalement, le Pasino est une cible. Objectivement, s’il devait faire un gros coup, le Clan des néons rêve d’investir une grande zone commerciale.
Alexandra Ducamp






le 10 janvier 2010 à 14:04
BRAVO!! membre du comité d’intéret du quartier du CIQ » les Granettes, Pey Blanc, les Figons, la Souque » je peux vous dire que nous allons dans le même sens, puisque nous allons adresser à la mairie ; aux services techniques de l’éclairage public une lettre demandant l’arrêt de l’éclairage des public chemin de GRANET à partir de minuit ou peut-être 22 heures.. Ici nous sommes sous l’éclairage artificiel toute la nuit ( on y voit comme en plein jour ! même dans nos maisons, si on a pas volets pleins, tentures ou stores.. ) c’est un énorme gaspillage d’énergie, totalement inutile et nuisible… avec un ciel sans étoile !