Lundi 26 mars 2012
Dans le cadre de la biennale des écritures du réel
Lecture récit Le(s) Visage(s) de Franck Cie L’individu
[proposée par La Cité et l’Espace Julien]
mar 27 mars 19h Espace Julien (50’)
« Partir en écriture. Écrire la crise. La mettre en mot/en jeu.
Depuis le point de départ (la commande de la Cité d’un texte autour de la crise économique), en passant par la rencontre avec Fayçal, François-Dominique, Lionel, Julien et Abdelkarim (à qui j’ai ouvert les portes de ma cuisine d’auteur dramatique), le thème s’est resserré sur celui du travail et a fait naître l’expression d’un cri.
Cri(se) de Franck…
Un premier texte est né de ce travail, de nos échanges. Aujourd’hui, à l’heure où j’écris, ce dernier est encore en chantier: chacun travaille à le tirer vers lui, de l’intérieur, à en être l’auteur, essaye de le définir de manière personnelle. L’écriture se partage et s’invente en contact avec notre présent et tous ensemble.
Ce cri polyphonique sera porté par ces cinq personnes qui ne seront pas payées pour le dire. Il n’y aura pas de masque professionnel. Il n’y aura pas de théâtre amateur. Le seul « masque persona » sera celui de Franck, personnage fictionnel, à travers qui nous parlerons. Il sera le masque social qui respectera notre pudeur. Pour le reste, nous y mettrons de nous. »
Charles-Eric Petit (metteur en scène)
Armons-nous en pensée Bernard Stiegler : Vers une économie de la contribution ou comment prendre soin du monde
[proposé par La Cité et l’Espace Julien]
mar 27 mars 20h30 Espace Julien (dans la foulée de Les Visages de Franck)
« La crise que nous vivons est bien plus qu’une crise économique. C’est la crise d’un modèle, celui du consumérisme, de la jetabilité qui atteint ses limites. A force d’avoir détourné le désir et la création en pulsion d’achats, le système capitaliste consumériste a fabriqué des sociétés démotivées, autodestructrices et toxiques, non seulement pour l’environnement, mais aussi pour les structures mentales : la jetabilité de l’objet affecte le sujet qui jette cet objet : il se sent être lui-même jetable.
Telle est la véritable portée de cette crise, dont les aspects financiers ne sont qu’un élément. C’est dans un tel contexte que peut se poser à nouveau une question du soin qui ne saurait être cantonnée au champ médical ou au champ éthique : La question du soin doit revenir au cœur de l’économie politique– et avec elle, évidemment, une nouvelle politique culturelle, éducative, scientifique et industrielle capable de prendre soin du monde. » Extraits du Manifeste 2010 Ars Industrialis
En savoir plus sur : www.arsindustrialis.org





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