Dimanche 18 septembre 2011

Toulouse: coup de torchon sur le menu bio au restaurant universitaire

La proposition de proposer des produits bio au menu des restaurants universitaires toulousains n’est toujours pas d’actualité. Le syndicat Fac verte, à l’origine du projet, et le CROUS sont en désaccord.


Des légumes et des fruits issus de la filière bio ou de la viande achetée à des producteurs de Midi-Pyrénées : voici la proposition faite par le représentant toulousain Julien Faessel du Syndicat Fac verte au CROUS de Toulouse. « L’objectif est d’améliorer la qualité des repas des étudiants. On souhaiterait proposer ce type de repas issus de la filière bio ou courte au moins une fois par semaine », explique le représentant toulousain du syndicat étudiant écolo.

Le tout dans le but de rompre avec le sempiternel « steak-frites » et « sortir des sept ou huit menus proposés à longueur d’année aux étudiants », précise Julien Faessel. Une initiative du même genre a été reprise à Grenoble, où les étudiants peuvent manger « bio » une fois par semaine. Et Toulouse alors ? « Malgré nos propositions, le projet n’avance pas. Les décideurs du CROUS sont peu sensibles à nos arguments, ils sont plutôt fixés sur le chiffre d’affaires », regrette le même. Version contestée par Jean-Pierre Ferré, directeur-adjoint du CROUS de la Ville rose.

Prix et conditions d’approvisionnement au centre du débat
Ce dernier rétorque : « On n’est pas contre proposer des produits bio dans nos menus mais il faut tenir compte des conditions d’achat et d’approvisionnement. » C’est que le CROUS ne cache pas son « obligation » de tenir compte du prix des denrées et de choisir les fournisseurs proposant les tarifs « les mieux disant ». « C’est utopique de penser aux produits issus du bio et des filières courtes pour les restaurants universitaires », enfonce même son directeur adjoint. Qui pointe du doigt les prix de la filière bio, supérieurs à ceux de la filière traditionnelle, et ses probables difficultés à approvisionner les restaurants universitaires toulousains, qui servent 2,5 millions de repas par an. Soit 10 000 par jour.

« L’argument du prix défendu par le CROUS ne tient pas quand on tient compte du coût engendré par le transport des produits surgelés, réplique Julien Faessel. Sans oublier que cuisiner des produits surgelés nécessite moins de personnel que pour des produits bio ! » Un dialogue de sourds qui n’empêche pas Jean-Pierre Ferré de préciser que le CROUS mènera des « actions ponctuelles en proposant des menus bio et en travaillant avec la filière interprofessionnelle des fruits et légumes ».

Source : METRO

marmite-sur-le-feux

Mercredi 11 février 2009

L’aspartame, le glutamate, l’acesulfame et tous leurs copains…

Par Hugo Dubus

A l’heure de la sortie de « nos enfants nous accuserons1« , il serait peut être temps de s’intéresser à ce qui se passe dans nos assiettes quand celles-ci ne peuvent accueillir ces légumes de race amapienne ou bio. Je vais juste tenter vous faire un bref récapitulatif de ce que cache le E951, E950 et E621. Qui sont-ils? Où sont-ils? Que font-ils? Et surtout, pourquoi sont-ils si méchants?

Avant toute chose, ne soyez pas alarmés, le CODEX alimentarius2 nous protège (cf l’excellente vidéo explicative3). Il est là pour empêcher que certains nutriments, vitamines ou autres jugées impropres à la consommation arrivent jusqu’à nous consommateurs éclairés que nous sommes. Vous ne connaissez pas le CODEX alimentarius? Ah, dommage… C’est justement cet organisme qui interdit la production de certains types de tomates, carottes, poivrons enfin bref tout légume dangereux. En effet certaines tomates sont mauvaise pour nous…Ha bon… Merci à eux alors. Par exemple, pour permettre d’accroitre la production de légumes et ainsi éradiquer la faim dans le monde, le codex a permis à 7 pesticides interdits dans 129 pays (aldrine, dieldrine, hexachlorobenzène) d’être à nouveau autorisés ou encore il recommande que le bétail soit traité à l’hormone de croissance commercialisée par des grands groupes pharmaceutiques. Enfin tout cela dans notre intérêt bien sure…

Le codex n’est pas le seul organisme à légiférer dans ce domaine, il est accompagné par le conseil européen de l’information sur l’alimentation (EUFIC)4 et l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA)5, qui, dans leur grande générosité ont aussi autorisé le commerce et la production de l’aspartame, du glutamate, de l’acesulfame et tous leurs copains, les E Equelquechose.

Le Conseil Européen de l’information sur l’alimentation (EUFIC)« est une organisation à but non lucratif qui fournit aux médias, aux professionnels de la santé et de la nutrition, aux enseignants et aux leaders d’opinion des informations sur la sécurité sanitaire & la qualité des aliments ainsi que sur la santé & la nutrition s’appuyant sur des recherches scientifiques en veillant à ce que ces informations puissent être comprises par les consommateurs. »6

La FDA est l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments, cet organisme a, entre autres, le mandat d’autoriser la commercialisation des denrées alimentaires et des médicaments sur le territoire des États-Unis d’Amérique.

Je ne sais qui croire entre ces organismes sérieux et les docteurs indépendants qui effectuent leurs recherches… Même si la FDA fonctionne à partir d’un « Food, Drug, and Cosmetic Act » qui exige que tout produit contenant des substances nouvelles soit testé par les entreprises productrices ou vendeuses, avant d’être soumis à l’examen de la FDA qui décidera ou non de sa mise sur le marché. Par conséquent, l’agence ne réalise pas elle-même les études toxicologiques et elle n’examine que les données fournies par les demandeurs.

Même si « L’EUFIC est dirigé par un Conseil d’administration dont les membres sont élus par des sociétés membres. L’EUFIC compte actuellement les membres suivants : Barilla, Coca-Cola HBC, Coca-Cola, DSM Nutritional Products Europe Ltd., Ferrero, Groupe Danone, Heinz, KraftFoods, Mars, McDonald’s, Nestlé, PepsiCo, Procter&Gamble, Südzucker, Unilever et Yakult. »7

Pourquoi voudraient-ils nous mentir?

Si ces produits sont si bon pour notre santé, essayons de voire qui en dénonce l’existence et surtout pourquoi…

En savoir plus sur :

l’aspartame

le Glutamate

l’acesulfame

Source:

L’essentiel de ce dossier provient du livre: “danger additifs alimentaires”, 2008, éditions chariot d’or, de Corinne Gouget

Ce livre fait un inventaire de la dangerosité et des composants de tous les Equelquechose.

De nombreuses informations supplémentaires ainsi que le livre lui même, sont disponible sur le site de Corinne Gouget: http://www.santeendanger.net/


6 L’EUFIC lui même

7 L’EUFIC lui même

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