Mercredi 1 février 2012
l’AMAP Campus dans les médias !
TF1 a réalisé un reportage sur Patrick Rouchiche, l’exploitant de « L’avenir en bio » à Eragues, qui fourni en légumes l’AMAP Campus Nord de Fac Verte Aix-Marseille et les Paniers de Gaston tous les mercredis.
L’équipe de tournage a débarqué sans trop prévenir. Elle devait initialement aller filmer l’AMAP étudiante des paniers de Gaston à Marseille, mais la journaliste – ancienne étudiante à l’IEP – a préféré se limiter à l’AMAP Campus Nord d’Aix !
Pour permettre un regard plus critique sur ce reportage, ce qui suit est la transcription écrite des commentaires :
Présentatrice : Et pour compléter cette page consacrée à l’enseignement, arrêtons nous sur cette initiative positive qui permet en bout de course d’aider les étudiants sans ressources -et ils sont nombreux. L’expérience, en fait, a été lancée il y a plus de 2 ans pour aider au départ les petits agriculteurs spécialisés dans les produits bio et elle les met désormais en relation avec les jeunes et permet l’échange à prix modeste d’un panier de légumes et de fruits. Chacun y trouve son avantage comme nous le montre ce reportage en Provence d’Astride Mesmorian et Julien Atoum.
Reportage
Johanna, la coordinatrice : « du persil ? » Réponse : « ha »Voix off : Une fois par semaine, après les cours, ces étudiants de sciences Po Aix font le plein de vitamines grâce à cet agriculteur. Ils font partie d’une AMAP, une association pour le maintient d’une agriculture paysanne. Son principe : 5 euros de légumes par semaine sont préachetés, il n’y a plus qu’à remplir son panier.Interview amapienne : « Ils sont super bon ces légumes ! Ils ont un rapport qualités/prix qui est super intéressant pour moi. »Interview amapien : « Il y a des légumes tout l’été [lapsus], tout l’hiver. Pourquoi manger des tomates de frigo alors qu’on a des trucs merveilleux, des trucs qui n’ont pas de goût alors que là on a toutes les saveurs qui pétillent dans la bouche. »Interview amapienne : » Ça change des plats de pâtes et steaks. C’est vrai que c’est agréable de manger un peu des blettes, des betteraves. »Voix off: En à peine trois mois, plus de 100 étudiants sont devenus des clients fidèles. Un seul panier les nourri toute la semaine, mais au-delà du plaisir gustatif, acheter local est pour eux un acte militant.Interview amapienne : « Je préfère encourager les petits producteurs à l’agriculture intensive, ça me parait plus saint pour la planète. »
Interview amapienne : » Il est plus que temps de se bouger pour réussir à trouver d’autres moyens de consommer, des moyens qui soient humains. »
Voix off : Depuis un an Patrick a cessé toute activité avec les grossistes. Désormais, 100% des légumes de son exploitation sont vendus aux AMAP. La garantie pour lui des débouchés et d’une plus grande stabilité.
Patrick, le producteur : « Si j’avais fait le choix de changer, de passer en circuit court, en AMAP, je pense qu’aujourd’hui je ne serais plus agriculteur.
Journaliste : « Pourquoi ? »
Patrick, le producteur : « Parce que les structures, le stress, l’incertitude sur les prix, sur les commandes. »
Voix off : L’autre avantage des AMAP -et non des moindres- c’est aussi le lien direct entre des consommateurs et ceux qui les nourrissent au quotidien.







