Posté par pierrot le 9 octobre 2009

On cause de Fac Verte Aix-Marseille dans les médias locaux indépendants :

On vous recommande vivement de lire le dossier du numéro d’octobre du Ravi, le mensuel régional satirique qui ne baisse jamais les bras, consacré à l’Université,  « sauve-qui-peut l’université ! ».

Fac Verte Aix-Marseille était invitée dans l’émission d’écoforum sur radio Galère (88.4) du 31 septembre 2009.

Olivier, militant de Fac Verte Aix-Marseille, était l’invité des informations sur radio Zinzine (88.1) le 1er otobre 2009, pour intervenir sur le réchauffement climatique et les pré-négociations et négociations autour du sommet de Copenhague.


Nous en profitons pour vous informer que tous ces médias indépendants, qui nous permettent de nous exprimer et permettent à bien d’autres de s’exprimer, sont en difficultés financières. N’hésitez pas à les soutenir. Quant à radio Zinzine, seule radio libre sur Aix-en-Provence, elle risque de se voir retiré son local et ainsi sa possibilité d’émettre. Une mobilisation pour la soutenir va se dessiner dans les semaines à venir. Nous la suivrons et vous informerons sur la suite.

Fac Verte Aix-Marseille défend aussi la biodiversité médiatique !!

Ecologiquement votre !

Posté par pierrot le 4 octobre 2009

Manifestation le mercredi 7 octobre 2009, départ du Vieux Port (Marseille) à 10h30

Les organisations syndicales étudiantes UNEF, SUD étudiant et Fac Verte appellent les étudiants à participer à la journée de mobilisations du 7 octobre pour la défense du service public d’enseignement supérieur et pour une amélioration des conditions d’études des étudiants.

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Posté par pierrot le 1 octobre 2009

L’UNI ment, l’UNI est … de droite

L’UNI ou plutôt l’Union Nationale Interuniversitaire contre le bolchevisme, selon son nom originel des années 1970, s’enorgueillit d’être « la droite universitaire » en tout point de France et de Navarre, sauf… à la fac de lettres d’Aix-en-Provence. Retour sur quelques mensonges de l’UNI, que nous pensons important de dénoncer, lors de la journée de prérentrée du mardi 22 septembre 2009, notamment dans un tract.

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Posté par pierrot le 1 octobre 2009

amapacampus

Une démarche spécifique vers les étudiants

AMAP campus à la radio :

  • Sur RAJE le 11 novembre 2008

  • Sur France Inter le 9 mars 2009

L’AMAP Campus de Fac Verte Aix-Marseille est une AMAP spécialement aménagée pour les étudiants. Lancée depuis Octobre 2008 sur Aix et  Marseille simultanément, notre AMAP propose chaque semaine un panier de fruits et légumes frais, de saison, en conversion bio (2éme année) et pour un prix modique (généralement inférieur à ceux que l’on trouve en supermaché).

Notre AMAP propose :

  • Un calendrier adapté
  • Un panier léger et individuel
  • Un engagement de paiement différé et solidaire
  • Un engagement flexible
  • Une distribution au plus près des étudiants
  • Un rôle citoyen d’animation et de prévention

Une AMAP, qu’est ce que c’est ?

AMAP est l’acronyme pour Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Concrètement, l’association est simplement une interface entre un groupe de consommateurs et un ou des agriculteurs. Ils fixent ensemble des conditions pour que le producteur puisse revendre régulièrement au groupe de consommateurs un panier de produits frais, biologiques, diversifiés et de saison contre un prix fixe, déterminé à l’avance par contrat. Les paniers sont payés dans leur ensemble au début de la saison et la distribution s’effectue une fois par semaine dans un lieu facile d’accès.

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Posté par pierrot le 19 septembre 2009

Se revendiquer de l’écologie en étant d’extrème droite !?

Par Pierre Isnard-Dupuy

Une petite devinette : Quelle organisation politique est à l’origine de cet écrit qui parait répondre à ce que nous défendons ?  (réponse à la fin de l’article)

« L’écologie comme réponse à l’envahissement capitaliste

Une société de consommation (et donc de gaspillage) globale de plus de 10 milliards d’hommes avant 2050, c’est le rêve fou de la nouvelle classe dirigeante mondiale. Animées par un esprit de concentration et de financiarisation sans précédent, les transnationales dominent et sacrifient les peuples, les salariés, les petites et moyennes entreprises, et organisent le pillage de la planète.

Leur système nous mène droit dans le mur, vers des catastrophes sans précédent.

La civilisation des Grecs anciens dont nous sommes grandement issus, dénonçait déjà la démesure qu’ils appelaient « hubris »

Nous proposons de rétablir la mesure et l’équilibre notamment grâce à :

  • la maitrise démographique, en vue d’un rapport plus harmonieux entre l’homme et la nature.
  • la relocalisation progressive de l’économie, pour recréer du lien social et enraciné, limiter la précarité et le nomadisme.
  • la gestion prudente des ressources par une transformation des modes de production et d’échange, ainsi que la refonte du système fiscal.
  • l’autonomie alimentaire de chaque peuple ou sous continent par le développement prioritaire de l’agriculture vivrière.
  • la maitrise et la taxation des mouvements de capital pour redonner de la dignité au créateur, au salarié, au travailleur, à l’artiste. Faire de l’argent avec l’argent ne nous paraît pas l’activité humaine à encourager en priorité.
  • le véritable respect de ce que le cosmos ou la main de Dieu selon les croyances a engendré. Par conséquent le respect de la biodiversité et des écosystèmes (lien entre les espèces vivantes dans une aire géographique déterminée) …et par conséquence ultime et majeure le respect de la diversité et des écosystèmes humains (lien entre les ethnies, les peuples et leur milieu géographique et culturel) »

Ce texte est sorti de son contexte. Il affirme plus haut : « Attachés à la défense de nos identités, nous refusons fermement non seulement l’islamisation de notre société mais également l’immigration extra-européenne ». Les gens qui ont pondu ce texte se revendique de l’écologie tout en affichant un refus de l’immigration et de l’étranger « extra-européen ». Bon là nous ne sommes plus d’accord.

Comment suis-je tombé sur ce texte ?? Je ne passe pas mes mâtinés du samedi à chercher ce genre de texte pour les vénérer, ouf, vous voilà rassurer !

En fait j’ai eu un courriel d’un collègue d’ATTAC sur ma boîte qui m’informe que la mairie de Billière à côté de Pau a pris l’initiative de créer un « mur des expulsés ». Très belle initiative qui rappelle la politique honteuse d’expulsions industrialisées en cours dans notre pays. Je vais chercher quelques renseignement sur Internet et je trouve un article de rue 89 qui m’informe que l’inauguration de ce mur a été perturbée par des individus appartenant à un groupe politique baptisé « bloc identitaire ». Je me renseigne donc un peu plus sur ces gens présentés par rue 89 comme « un groupe de militants d’extrême droite » en allant sur leur site internet : http://www.bloc-identitaire.com/. Et là je reste circonspect en découvrant leur présupposé piliers : « Europe, écologie, identités, traditions ». Je décide donc d’en savoir plus, en fouillant le site, et voilà le texte, « ligne politique » dont je vous ai présenté quelques extraits. Vous le retrouvez avec le lien suivant : http://www.bloc-identitaire.com/bloc-identitaire/ligne-politique.

L’inauguration du mur des expulsés sur Franc 3 Aquitaine

Comme quoi, n’importe qui peut se revendiquer de l’écologie, y compris des identitaires ayant des contacts étroits avec le Front National et se faisant féliciter par les élus UMP de Billière « outrés eux aussi par ce « Mur des expulsés »« .

N’en déplaise à ces gens-là (et à bien d’autres), il va falloir que nous revisitions ce que c’est que l’écologie. Affaire à suivre !

Le mot de la fin, je le laisse aux Frangins Mouss et Hakim et à Origines contrôlées qui reprennent une chanson de Slimane Hazem, chanteur Kabyle : « Sachez bien que nos aïeux ont combattu pour la France… Bien avant la résidence ». Pas tout le monde ne veut s’en rappeler !

Posté par pierrot le 17 septembre 2009

Coup de cœur

http://www.jase-burkina.org/

Des inondations effroyables le 1er septembre 2009, plus de 260 mm d’eau tombent sur le Burkina Faso en moins de 12h, pays de région subsaharienne . Conséquence : 9 morts et 150 000 réfugiés climatiques. Les dérèglements climatiques sont de plus en plus fréquents à l’image de cet évènement. La Jeunesse Africaine pour la Sauvegarde de l’Environnement,  association étudiante du Burkina, partenaire de Fac Verte témoigne et accuse :

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Posté par pierrot le 16 septembre 2009

La célèbre émission de Daniel Mermet, sur France Inter, qui brille par son impertinence et ses dossiers bien documentés s’intéressent aussi à l’écologie.

Une petite sélection qui porte à  la réflexion. Au plaisir de vos oreilles !

Posté par pierrot le 10 septembre 2009

-   jeudi 17 septembre 18h30, 3 rue Jaubert à Aix

Si vous voulez connaître Fac Verte et rencontrer plein d’étudiants écolo motivés, viendez !

Au programme des discussions : les projets de l’année

Amenez un petit truc à boire et à manger pour que ce soit convivial et que l’on finisse en fête de rentrée !

-   jeudi 24 septembre 18h (lieu à déterminer). Réunion de présentation de l’AMAP campus et de Fac Verte.

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Génération précaire, génération effet de serre :

l’écologie pour en finir avec la galère !

Posté par pierrot le 10 septembre 2009

Urgence climatique, justice sociale – Copenhague décembre 2009

http://climatjustice.org/

Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d’espèces. D’ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

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Posté par pierrot le 26 août 2009

La révolution écologique de l’Internet ?

Par Pierre Isnard-Dupuy

Certains « écologistes » présentent internet comme un formidable moyen d’enrayer la déforestation et la pollution issue de l’industrie du papier. Les informations qui passent par voie numérique sont autant d’informations imprimées en moins sur papier. Mais internet est-elle pour autant une technologie non polluante ?

Enrayer la déforestation constitue, de façon incontestable, le moyen privilégié, pour limiter les rejets de carbone dans l’atmosphère1. Par ailleurs l’impérieuse nécessité de préserver la biodiversité, notamment des forêts, ne fait plus de doutes pour personne. Les économies de papiers grâce à des ressources électroniques représenteraient un progrès écologique notable. Il est vrai que l’utilisation du papier peut être soumise à des gaspillages inutiles et scandaleux, comme celle qui peut être faite avec les annuaires papiers. Un article de l’éco guide étudiant de nos amis de Campus Verts Strasbourg estime à 35 000 tonnes la quantité de papier gaspillé pour des annuaires inutilisés2.

Il est dérisoire de noter que la publicité constitue aussi une source de gaspillage et de pollution importante. Elle pollue nos espaces visuels dans la rue, au bord des routes, en attendant le métro ou le bus etc., elle encombre nos boites aux lettres. Tout ceci est source d’un formidable gaspillage de papier. Pour autant, uniquement dans une version numérique, la publicité serait-elle pour autant bénéfique3 ? La publicité suit l’internaute sur la toile pour cibler ses centres d’intérêts. Google, sur son services de messagerie, a mis en place un moteur de recherche qui scrute le contenu des courriels pour afficher des annonces promotionnelles sur une barre à droite de la page. Internet permet de diversifier la publicité. Elle s’y retrouve interactive. Voilà un nouveau moyen d’entraîner une consommation outrancière, meilleure source d’augmentation de la pollution ! Outre ce constat, la pollution provoquée par la publicité est davantage sociale : elle modifie les contenus rédactionnels de la presse, façonne les esprits4

Les amis de la terre notent que la consommation en France de papier et de carton est de 11 millions de tonnes par an en 2006. Soit plus de 5 tonnes par habitant et par an ! Si une partie de ce papier est produit de façon soutenable grâce au recyclage, en utilisant des déchets de scierie ou du bois issu de forêts gérées durablement ; plus de la moitié de la consommation provient de l’importation5. La pâte à papier, le papier et le carton importés « proviennent souvent de la destruction de forêts primaires boréales ou tropicales et contribuent donc largement à la déforestation. Le bois peut aussi venir d’immenses plantations d’arbres à croissance rapide qui remplacent des écosystèmes très riches au point que les Amis de la Terre Brésil ou Costa Rica les comparent à des « déserts verts »6» Il est donc essentiel de réduire la consommation de papier.

Transformer les ressources papiers en ressources numériques apparaît comme un acte révolutionnaire, comme l’arme absolue anti-pollution. Orange propose même à ses clients de « passer à la facture électronique ». L’entreprise mène une grande campagne de green-washing soutenu par le WWF. Le recours aux factures électroniques aurait permis l’économie de 455 tonnes de papiers en 2008. C’est un progrès important, mais qui passe sous silence que les factures électroniques elles aussi polluent. Pour beaucoup ouvrir un écran d’ordinateur et ouvrir une page web est un acte anodin, n’engageant aucune incidence sur l’environnement. Et pourtant, outre la consommation d’énergie de votre ordinateur, les informations consultées doivent bien être stockées quelque part et doivent bien circuler avant de parvenir sur votre écran. Une facture électronique a un impact sur l’environnement et probablement plus qu’un bout de papier qui ne consomme de l’énergie que lors de sa phase de production et à la rigueur lors de sa phase de transport (et oui la camionnette de la poste consomme elle aussi de l’essence). La donnée numérique elle en consomme tout au long de son stockage sur un serveur informatique.

Le tout numérique ne semble donc pas constituer un gain écologique, bien au contraire. Par exemple, « le bilan écologique comparé du livre numérique et du livre papier est nettement en faveur du second » selon le Syndicat National de l’Edition s’appuyant sur une étude commandée par Hachette Livre à la société Carbone 4. Le livre électronique demande l’utilisation de nouveaux matériels informatiques, un stockage sur un disque dur. Autant de besoins qui rejettent énormément de CO2. L’utilisation d’une « tablette de lecture numérique (« liseuse ») dégage 250 fois plus de CO2 par an qu’un livre papier et il faut lire au moins 80 livres numériques par an pendant trois ans avec la même liseuse (à supposer qu’on la conserve trois ans) pour l’amortir écologiquement…7 »

Sophie Divry, dans le numéro de La Décroissance d’Avril 2009, présente Internet comme un « cauchemar écolo ». Elle explique qu’Internet nécessite un grand nombre d’infrastructures comme la généralisation de la voiture individuelle comprend : « les autoroutes, les employés de la DDE, les stations-service, les garagistes, les oléoducs, les guerres pour le pétrole… ». Les informations sur Internet sont stockées dans des « data center », sorte de fermes de serveurs informatiques fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ces fermes consomment énormément d’énergie. Selon Sophie Divry, un data center moyen consommerait l’équivalent de ce que consomme 3 000 ménages. Le plus grand des data center consomme, selon Le Guardian, l’équivalent de la ville anglaise de Newcastle, qui compte 260 000 habitants8. Google, propriétaire de ce dernier, a des projets encore plus ambitieux en Europe. A l’image de l’expansion mondiale. L’article de La Décroissance9, dénombre 35 millions de serveurs à travers le monde. Il y en aura 10 millions de plus en 201010. La consommation des serveurs aux Etats-Unis représente 1,5 à 2% de la consommation électrique nationale et « la consommation énergétique de l’informatique mondiale est responsable de 2% des émissions des émissions humaines totales de CO2 soit à peu près autant que l’aviation civile. » Au rythme où croit la construction des fermes informatiques « dans moins d’un quart de siècle, l’Internet à lui seul consommera autant d’énergie que toute l’humanité aujourd’hui », selon l’universitaire Gerhard Fettweis11. Une recherche sur Google consommerait l’équivalent d’énergie nécessaire à une bouilloire électrique. Les exemples sont légions… Stocker les informations ne suffit pas. Encore faut-il les rendre accessibles. Pour ce faire 480 000 km de câble tapissent le fond des océans pour permettre la circulation des données échangées sur Internet. Je vous laisse imaginer les dégâts sur l’écosystème du fond des océans que peuvent poser ces câbles. Du serveur à l’ordinateur personnel, les infrastructures exigées sont construites à partir de ressources réelles : métaux, plastiques, béton… Elles nécessitent la mobilisation de moyens humains : ouvriers, vigiles de sécurité, ingénieurs…, de moyens matériels : véhicules, navires, grues… L’incidence en terme de pollution et de dégradation de l’environnement est donc réelle et ça nous avons tendance à l’oublier lorsque nous « surfons ».

L’accès à Internet, en particulier à domicile, reste un luxe en premier lieu abordable pour les populations du Nord. D’avoir le droit de polluer par l’intermédiaire d’Internet est un privilège pour les populations les plus riches, dont nous faisons parti. Sophie Divry relève qu’un personnage de Second Life rejette autant de CO2 qu’un brésilien moyen soit 1,17 tonnes d’équivalent carbone par an. 17% des brésiliens ont Internet à domicile contre 47% des français. Nous avons donc une plus grande responsabilité vis-à-vis du réchauffement climatique qu’un brésilien moyen. A la vieille du sommet de Copenhague sur le climat, il n’est pas vain de le rappeler.

Croire qu’Internet n’a aucune incidence sur l’environnement, ce serait comme croire que le Tour de France est un événement éco-responsable et faisant la promotion d’une pratique écologique sous prétexte que cette compétition se déroule à vélo. On occulte alors les camions, voitures des directeurs sportifs, des médecins, cars transportant les coureurs après les étapes, caravanes publicitaires, motos de la gendarmerie, hélicoptères filmant l’épreuve, campings cars et voitures des spectateurs, coureurs et spectateurs laissant leurs détritus sur le bord des routes, le dopage12… La télévision nous épargne de ces dégradations et nous présente un spectacle fait de curiosités naturelles, historiques, architecturales, gastronomiques et sportives à chaque étape. Ce que retranscris le poste de télévision lors d’une étape du Tour de France s’apparente à la magie qu’offre Internet : vidéos, musiques, téléchargements, ressources documentaires… Absorbés par notre écran, nous ne voyons et nous oublions les câbles sous-marins qui nous amènent cette magie et les fermes d’ordinateurs qui la stocke !

Mon propos n’est pas d’affirmer qu’il faudrait se passer d’Internet. Pour la rédaction même de cet article, je me suis servi de cette technologie et vous êtes certainement en train de le lire sur la toile. Il serait donc malhonnête de me présenter en « pur » qui donne une leçon de morale aux mauvais écolos. Internet peut présenter des avantages en terme d’accès à l’information et de mise en réseau, à condition d’en faire un usage modéré et réfléchi. En effet une utilisation excessive d’Internet peut conduire à des troubles de santé, à l’isolement… A ce propos, je constate une certaine artificialisation et une virtualisation malheureuse des relations humaines à mesure que progressent Facebook et autres sites de « mise en réseau ».

1Les arbres absorbent une grande quantité de carbone en particulier sous sa forme gazeuse (CO2). Ce gaz est un des principaux responsables de l’effet de serre. En brulant les arbres rejettent le CO2 qu’ils ont absorbé.

3 A ne pas manquer, l’ouvrage référence de Naomi Klein, No Logo, sur les ravages des marques et de la publicité.

4 Lire à ce propos, et bien plus largement sur la publicité l’excellent bouquin de Marie Bénilde, On achète bien les cerveaux aux éditions raisons d’agir, paru en 2008.

5 Rappelons à ce titre que le transport de marchandise est une des activités principales responsable des émissions de gaz à effets de serre.

6 Trop de papier tue la forêt, Sylvain Angerand, Les amis de la terre, 8 mars 2006, http://www.amisdelaterre.org/Trop-de-papier-tue-la-foret.html

7 Le livre numérique : idées reçues et propositions, Syndicat National de l’Edition, 13 mars 2009, http://www.sne.fr/pages/informations/livre-electronique-03-09.html

9 Intitulé Internet, cauchemar écolo.

10 Selon IDC, un cabinet des Etats-Unis.

11 L’Expansion du 5 mars 2008, rapporté par Sophie Divry.

12 Si vous n’êtes pas encore convaincu de la nuisance environnementale du Tour de France, les spectateurs assistant à l’étape 25 juillet 2009, s’achevant au Mont Ventoux, ont laissé 20 tonnes de déchets derrière eux. Ventoux : 20 tonnes de déchets, La Provence, 28 juillet 2009, http://www.laprovence.com/articles/2009/07/28/875896-Region-en-direct-Ventoux-20-tonnes-de-dechets-apres-le-passage-du-Tour.php. Un autre article pose la question suivante, Ventoux : le Tour de France ennemi du future parc régional ? , en épinglant les dégâts sur l’environnement et la biodiversité provoqués par le passage de l’étape. Xavier Cherica, La Provence, 27 juillet 2009, http://www.laprovence.com/articles/2009/07/27/875077-Region-Ventoux-le-Tour-de-France-ennemi-du-futur-Parc-regional.php

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